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Conseil d’administration de l’UQAM — 19 mars 2026 Conseil d’administration spécial de l’UQAM — 25 mars 2026 Rapport de la délégation étudiante |
À la communauté étudiante de l’UQAM,
Voici les faits saillants de la dernière rencontre du Conseil d’administration (CA).
Nominations
Nous avons procédé à une nomination étudiante, Cédric Nahimana, représentant étudiant pour l’ADEESE à la Commission des Études (CÉ).
Éthique et conflit d’intérêt
L’existence d’un conflit d’intérêt de Patrice Brunet, vice-recteur associé au développement des sciences de la santé, a été rapporté par un-e membre du conseil. En effet, le vice-recteur qui est responsable de créer la nouvelle faculté de santé est aussi le PDG du Quartier de l’innovation en santé (QIS) et ce depuis 2022, sans en avertir le conseil d’administration de ses liens d’intérêts. Le QIS est un OBNL qui met en réseau les acteurs publics et privés en santé pour « valoriser l’innovation en santé » et « créer des retombés sociales et économiques ». Il a aussi été administrateur de MEDTEQ+ de 2012 à 2023 et de Montréal InVivo de 2014 à 2023. Les objectifs de ces organismes sont respectivement de : « soutenir le développement des technologies de la santé pour la commercialisation » et de « promouvoir l’innovation, la croissance et la compétitivité du secteur SVTS au Grand Montréal ». Nous nous inquiétons de la place de plus en plus importante du privé en santé et espérons que les liens d’intérêts présents et passés du vice-recteur n’influenceront pas sa vision de façon indue pour le développement de la faculté des sciences de la santé.
Nous invitons l'administration à mieux considérer les risques à l'égard des conflits d'intérêts et à les prendre au sérieux pour que l’on évite ce genre de situation et de risques associés à l’avenir. D’autant plus que le conflit d’intérêt comprend aussi l’apparence de conflit d’intérêt et pas uniquement le conflit d’intérêt clair et direct.
Augmentation des frais de scolarité aux cycles supérieur
Lors de la rencontre régulière du 19 mars, nous avons amené la question de l’augmentation des frais de scolarité aux cycles supérieur dans le point d’échange et d’information ; nous nous sommes fait dire qu’un point spécifique sera ajouté lors du prochain CA. Un CA spécial spécifiquement sur la question a été appelé d’urgence le 25 mars.
Ce CA spécial qui dura environ 30min a adoptée à l’unanimité une proposition visant à annuler l’augmentation des frais de scolarité aux cycles supérieurs, annuler le nouveau frais technologique et rembourser les étudiant-es qui les ont payés et ce de façon automatique. Nous saluons cette décision qui est juste et répond bien aux demandes étudiantes.
L’augmentation précédemment adoptée l’avait été suite à une mésinterprétation de décisions passées et de règlements universitaire. En 2017, le conseil exécutif (CEx) a adoptée une révision du mode de facturation faisant que les étudiant-es paient d’avance leurs frais de scolarité. La période sans frais n’était donc pas un congé, mais une période pour laquelle iels ont déjà payé-es. Le CA de 2025 avait donc tort en facturant des frais de poursuite d’étude aux étudiant-es toujours dans le temps normal des études, mais qui avaient simplement déjà pré-payés leurs crédits d’études. De même pour les frais technologique, qui sont des frais par crédits et pas par session. La délégation étudiante de l’époque l’avait d’ailleurs déjà signalé en 2025.
Nous exhortons l’UQAM à ne pas inventer de nouveau frais à l’avenir pour palier au sous-financement des universités, au risque de précariser encore davantage les étudiant-es.
Effet du budget provincial austère sur l’UQAM
Nous avons été informé par le recteur des effets anticipés du budget gouvernemental sur l’UQAM. La portion du budget de la ministre de l’éducation supérieur pour les université a été augmenté de 5.5%. Cela signifie que l’on peut espérer l’indexation du budget de fonctionnement de l’université, mais rien n’est assuré.
Nous notons cependant que cette augmentation, bien que supérieur à l’IPC de cette année, ne suffi pas à compenser l’écart s’étant creusé à travers les années, ni à répondre aux besoins notamment pour la rénovation des bâtiments qui sont en mauvais état. Le ministère finance les université principalement à travers l’effectif étudiant. C’est à dire que l’UQAM reçoit un montant par étudiant-e temps plein selon son programme d’étude. Cela oblige l’UQAM et les autres universités à compétitionner entres-elles pour avoir le plus grand nombre d’étudiant-es, pour obtenir le plus d’argent possible, nécessaire à son fonctionnement. A aussi été mentionné la baisse d’inscription d’étudiant-es de l’international, utilisé-es comme vache à lait pour palier au sous-financement chronique, dû aux politiques xénophobes du gouvernement.
Dans un tel contexte d’austérité et d’augmentation des dépenses, nous espérons que le rectorat en profitera pour se pencher sur la pertinence de certains choix passés ayant un impact réel sur les finances de l’université, notamment la sous-traitance de certains services, l’augmentation des dépenses de sécurité, le remplacement de nos serveurs par des services cloud appartenant à des GAFAM et l’usage de services propriétaire payant plutôt que de logiciel-libre. En sommes, des choix qui augmentent nos dépenses sur le long terme en dépensant moins à court terme.
Solidairement,
Jacynthe Lussier
délégation étudiante sur le Conseil d’administration de l’UQAM
ca@delegationetudiante.org
Prochaine rencontre régulière : 23 avril 2026
